Fonds SHM001 - Fonds Jacques Viger. - 1798-[avant décembre 1858]; surtout 1798-1825

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Titre propre

Fonds Jacques Viger. - 1798-[avant décembre 1858]; surtout 1798-1825

Dénomination générale des documents

Titre parallèle

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Notes du titre

Niveau de description

Fonds

Cote

CA M001 SHM001

Mention d'édition

Mentions de responsabilité relatives à l'édition

Mention d'échelle (cartographique)

Mention de projection (cartographique)

Mention des coordonnées (cartographiques)

Mention d'échelle (architecturale)

Juridiction responsable et dénomination (philatélique)

Date(s)

  • 1798-[avant décembre 1858]; surtout 1798-1825 (Production)

Description matérielle

0,16 m de documents textuels.

Titre propre de la collection

Titres parallèles de la collection

Compléments du titre de la collection

Mention de responsabilité relative à la collection

Numérotation à l'intérieur de la collection

Note sur la collection

Nom du producteur

(1787-1858)

Notice biographique

Jacques Viger est né à Montréal le 7 mai 1787. Il est le fils cadet de Jacques, député de Kent, et de Clothilde Amaranthe Prévost. Il est le cousin de Louis-Joseph Papineau, chef du parti patriote, et de Jean-Jacques Lartigue, premier évêque de Montréal. En 1799, Jacques Viger entre au Collège Saint-Raphaël de Montréal.

Jacques Viger est journaliste, inspecteur, maire et historien. Il débute sa carrière comme rédacteur, au journal Le Canadien en 1808. Lors de la guerre anglo-américaine, il s'enrôle dans la milice en tant que lieutenant du 3e bataillon de la ville ; il est rapidement promu capitaine des Voltigeurs canadiens.

En décembre 1813, Jacques Viger succède à Louis Charland au poste d'inspecteur des chemins, rues, ruelles et ponts de Montréal; devenant ainsi le principal fonctionnaire de la ville. Il trace des chemins, dresse un plan de la ville en 1816, conçoit un registre des rues en 1817 et entreprend des travaux publics. En 1825, Viger publie les Tablettes statistiques du comté de Montréal après avoir complété le recensement des habitants de l'île en collaboration avec Louis Guy.

De 1833 à 1836, il est maire de Montréal mais l'administration municipale revient aux mains des juges de paix dès 1836. On lui doit l'adoption des premières armoiries de Montréal. Malgré son retrait de la scène politique municipale, Viger demeure actif en tant que directeur de scrutin aux élections du comté de Montréal et de commissaire à l'amélioration des chemins publics pendant plusieurs années. En 1855, il reçoit la décoration de commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand puis préside l'Association Saint-Jean-Baptiste de Montréal l'année suivante.

Il fonde et devient le premier président de la Société historique de Montréal en 1858. Jacques Viger meurt quelques mois plus tard, le 12 décembre 1858 en sa ville natale. À la fois fonctionnaire, archiviste, collectionneur, chercheur et historien, Viger a non seulement transcrit plusieurs actes notariés mais a aussi colligé des statistiques sociales et des informations relatives à l'histoire du Canada et à la vie militaire. Les 43 volumes, qui composent ce que Jacques Viger a baptisé "Ma Saberdache", témoignent de son érudition, son souci du détail et de sa passion pour l'histoire. Le 17 novembre 1808, Jacques Viger avait marié Marie-Marguerite de LaCorne, veuve du lieutenant John Lennox. De cette union étaient nés trois enfants tous morts en bas âge.

Historique de la conservation

En décembre 2001, le fonds a été transféré par la Société historique de Montréal à Bibliothèque et Archives nationales du Québec avant d'être cédé définitivement à la Division de la gestion de documents et des archives de la Ville de Montréal à l'automne 2005. Il fait partie de la vingtaine de fonds appartenant à la Société historique de Montréal et acquis par la Section des archives de la Ville de Montréal.

Portée et contenu

Le fonds porte principalement sur le recensement des habitants de Montréal réalisé par Jacques Viger et Louis Guy en 1825. Le recensement concerne les habitants des faubourgs Québec (ou Sainte-Marie), Saint-Louis, Saint-Laurent, Saint-Antoine, Saint-Joseph, Sainte-Anne, Pointe à Callière et autres paroisses et divisions de la ville de Montréal. Le fonds concerne aussi les ponts et chaussés de la ville de Montréal, les dépenses des Voltigeurs canadiens engagés dans la guerre anglo-américaine de 1812-1814 et les finances de la veuve Clothilde Amaranthe Viger, mère de Jacques Viger.
Le fonds contient des cahiers (aussi nommés 'tablettes brouillons') et des livres de comptes et de données. Les séries du cadre de classement du fonds ont été établies ainsi: P1/ A Dénombrement des habitants de Montréal en 1825 P1/ B Documents divers.
Le titre est basé sur le contenu du fonds.
Quelques documents sont en anglais.
Suite à un accord entre la Société historique de Montréal (SHM) et l'École des hautes études commerciales de Montréal (HEC), les archives de la SHM ont été déménagées à l'automne 1964 dans cette institution scolaire située alors sur la rue Viger à Montréal. L'année suivante, une entente a été signée entre les deux parties stipulant que la SHM autorisait une équipe de chercheurs du Centre d'étude du Québec de l'Université Sir George Williams -supervisée par Cameron Nish-, de conserver, traiter et diffuser les archives de la SHM. C'est lors de ce séjour aux HEC que les documents relatifs au recensement de 1825 et aux Voltigeurs canadiens ont été traités par Cameron Nish et son équipe. Tout porte à croire qu'à ce moment celui-ci ignorait qu'il s'agissait de documents produits par Jacques Viger puisqu'ils avaient été classés dans une des boîtes de la Collection de la Baronnie de Longueuil. Par ailleurs, le livre de compte de la veuve Viger avait été classé dans les archives de la Collection de la Société historique de Montréal lors d'un traitement ultérieur à 1969. Au printemps 2000, l'historien Robert Sweeny a identifié et authentifié les documents de Jacques Viger permettant ainsi de constituer le présent fonds et de le traiter de façon définitive selon les règles pour la description des documents d'archives (RDDA).

État de conservation

Les documents sont fragiles.

Source immédiate d'acquisition

Classement

Langue des documents

Écriture des documents

Localisation des originaux

Disponibilité d'autres formats

Restrictions d'accès

Les reproductions par photocopie sont interdites.

Délais d'utilisation, de reproduction et de publication

Instruments de recherche

Éléments associés

  • Fonds Viger Verreault (P32) conservé au Séminaire de Québec contient, entre autres, les papiers de "Ma Saberdache" et près de 150 plans. - Fonds Famille Viger (P24) conservé aux Archives nationales du Québec à Montréal. Les ANQM possède aussi une copie microfilmée de "Ma Saberdache". - Fonds Jacques Viger (P112), conservé au Service des archives de l'Université de Montréal, contient près d'un centimètre de documents textuels. La Section des archives de la Ville de Montréal possède également le fonds BM99 Jacques Viger.

Éléments associés

Accroissements

Identifiant(s) alternatif(s)

Numéro normalisé

S-O

S-O

Mots-clés - Noms (niveau supérieur seulement)

S-O

Identifiant de la description du document

Dates de production, de révision et de suppression

Zone des entrées

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Personnes et organismes associés

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