Fonds SHM002 - Fonds Sir Louis-Hippolyte La Fontaine. - 1830-1864, surtout 1837-1851.

Accusé de réception de J. A. Bélanger à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [186-?] Note de Thomas Falconer à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [18-] Lettre de John William Dunscomb à Louis-Hippolyte La Fontaine . - 20 avril 1843 Note du greffier de la Cour d'appel à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [18-] Lettre de Joseph-Guillaume Barthe à Louis Hippolyte La Fontaine . - [1849?] Note anonyme à Louis Hippolyte La Fontaine . - [18-] Note de M. D. à Bouchette . - [18-] Note anonyme à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [18-] Note de Louis-Hippolyte La Fontaine à Joseph Cary . - [18-] Lettre de Thomas Falconer à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [entre 1854 et 1864] Lettre de Rawson William Rawson à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [184-?] Lettre d'Edward Gibbon Wakefield à Louis-Hippolyte La Fontaine . - 27 août [1842?] Note d'Edward Gibbon Wakefield à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [184-] Note de Louis-Hippolyte La Fontaine à Robert Baldwin . - [entre 1842 et 1851] Notes de service de John Monk à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [18-] Lettre de Gustavus Wiliam Wicksteed à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [18-] Lettre de Louis-Hippolyte La Fontaine au Barreau de Québec . - [après 1853] Billet du juge Mondelet à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [184-] Billet de René-Edouard Caron à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [1845?] Lettre de René-Édouard Caron à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [184-] Lettre de J. C. Taché à son oncle Étienne Paschal Taché . - [entre 1848 et 1851] Lettre de Joseph Cary à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [après 1848] Note de Louis-Hippolyte La Fontaine à une personne inconnue . - [1847 et 1851] Billets de P. Cadoret à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [186-] Note de L. A. Bélanger à Louis-Hippolyte La Fontaine . - [18-]
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Titre propre

Fonds Sir Louis-Hippolyte La Fontaine. - 1830-1864, surtout 1837-1851.

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Niveau de description

Fonds

Cote

CA M001 SHM002

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Mention d'échelle (cartographique)

Mention de projection (cartographique)

Mention des coordonnées (cartographiques)

Mention d'échelle (architecturale)

Juridiction responsable et dénomination (philatélique)

Date(s)

  • 1830-1864, surtout 1837-1851 (Production)

Description matérielle

Env. 6,64 m de documents textuels.

Titre propre de la collection

Titres parallèles de la collection

Compléments du titre de la collection

Mention de responsabilité relative à la collection

Numérotation à l'intérieur de la collection

Note sur la collection

Nom du producteur

(1807-1864)

Notice biographique

Sir Louis-Hippolyte La Fontaine est né à Boucherville le 4 octobre 1807. Il est le troisième fils d'Antoine Ménard dit La Fontaine et de Marie-Josephte Fontaine dit Bienvenue. De 1820 à 1824, il étudie au Collège de Montréal (Petit Séminaire) mais ne termine pas son cours classique. Après les belles-lettres, il fait un stage de clerc en droit à Montréal puis est reçu au barreau le 18 août 1829.

Entre 1830 et 1851, La Fontaine est l'un des hommes les plus en vue de la scène politique canadienne. Élu député de Terrebonne en 1830, puis en 1834, il vit activement les troubles de 1837. En effet, il participe à des assemblées politiques pour faire entendre le point de vue des Patriotes et publie des pamphlets. Voyant la situation s'envenimer, il tente de convaincre le gouverneur Lord Gosford de convoquer le Parlement lorsqu'éclatent les troubles à l'automne de 1837. Il se rend alors en Angleterre pour tenter de trouver une solution constitutionnelle aux problèmes du Bas-Canada. Cette tentative se solde toutefois par un échec car au moment même où La Fontaine arrive à Londres, au début de l'année 1838, le gouvernement anglais vient de suspendre la constitution de 1791 ce qui, de fait, dissout la législature bas-canadienne. La Fontaine ne cesse son combat pour autant et défend par la suite la cause des prisonniers qui seront partiellement amnistiés par Lord Durham en 1838.

En 1840, l'Acte d'Union réunissant les anciennes colonies du Haut-Canada et du Bas-Canada donne naissance au Canada-Uni. La Fontaine, devenu chef des réformistes du Bas-Canada, se résigne à accepter l'Acte d'Union mais veille à le rendre plus démocratique. Il promeut l'idée du gouvernement responsable et tente de rétablir l'entente entre Canadiens français et Canadiens anglais. En septembre 1841, Robert Baldwin, chef des réformistes du Haut-Canada, offre le siège de la circonscription de 4th York à Louis-Hippolyte La Fontaine qui remporte facilement l'élection partielle. Ce geste de Baldwin scelle le début d'une longue alliance entre les deux hommes qui se transformera même en profonde amitié. L'année suivante, La Fontaine devient Procureur général du Bas-Canada et chef du gouvernement. Alors qu'il tente de rétablir l'usage du français dans les tribunaux et les actes de législature, il pratique ouvertement le patronage en nommant des Canadiens français à des postes de haut niveau. Sir Charles Metcalfe, qui succède à Charles Bagot à titre de gouverneur, n'apprécie guère le gouvernement responsable tel que pratiqué par La Fontaine et Baldwin. La crise qui s'ensuit amène Louis-Hippolyte La Fontaine et la presque totalité de son ministère à démissionner le 27 novembre 1843.

Après quatre années dans l'opposition, La Fontaine reprend le pouvoir aux élections de 1847-1848. En mars 1848, il devient Procureur général ainsi que le premier Canadien à devenir premier ministre. Cette victoire des réformistes du Canada-Uni marque un point tournant puisque le gouvernement responsable devient réalité; les pouvoirs du gouverneur sont dorénavant plus limités. Entre temps, La Fontaine tente de faire indemniser les victimes bas-canadiennes des rébellions de 1837-1838. Son projet de loi est accepté par Lord Elgin en avril 1849 mais s'ensuivent des émeutes, dirigées principalement par les Tories, qui aboutissent à l'incendie du Parlement ainsi qu'à des attaques contre Lord Elgin et La Fontaine lui-même.

Après avoir connu quelques revers en chambre dont celui relatif à l'indemnisation des seigneurs, La Fontaine remet sa démission en septembre 1851, trois mois seulement après celle de son allié politique et ami Robert Baldwin. Il retourne ensuite à la pratique du droit avec son ancien associé, Joseph-Amable Berthelot, puis est nommé juge en chef de la Cour du banc de la reine en août 1853. L'année suivante, il préside un tribunal spécial chargé de juger les réclamations suggérées par la loi relative à l'abolition du régime seigneurial. Par la suite, ses fréquentes attaques de rhumatisme l'obligent à s'aliter. Lorsque sa santé le lui permet, La Fontaine fait des recherches sur le droit civil, la généalogie et le régime seigneurial. Il publie un essai sur l'esclavage et collabore régulièrement aux Annales de la Société historique de Montréal. Il débute une étude sur l'histoire du droit qui demeurera inachevée. Sir Louis-Hippolyte La Fontaine, père de la démocratie parlementaire, s'éteint à Montréal le 26 février 1864 suite à une attaque d'apoplexie. Dix ans auparavant il avait reçu le titre de baronnet (Sir) puis celui de chevalier commandeur de l'ordre pontifical de Saint-Sylvestre en 1855.

Louis-Hippolyte La Fontaine a épousé Adèle Berthelot, fille adoptive du riche avocat et homme politique Amable Berthelot, le 9 juillet 1831 à Québec. Devenu veuf en mai 1859, il s'est remarié le 30 janvier 1861 à Julie-Élisabeth-Geneviève, dite Jane Morrison, veuve de Thomas Kinton. Jane Morrison et Sir Louis-Hippolyte La Fontaine ont eu deux fils, Louis-Hippolyte, né le 11 juillet 1862 et décédé le 13 mai 1867 et Charles-François-Hippolyte, baptisé le 15 avril 1864 et décédé prématurément le 4 mai 1865.

Historique de la conservation

En 1864, Louis-Hippolyte La Fontaine lègue vraisemblablement toute sa correspondance à la Société historique de Montréal (SHM), bien que nous ne pouvons confirmer l'exactitude de cette information puisque les procès-verbaux des réunions de 1864 de la SHM ont disparu. Cette correspondance constitue le noyau de base du fonds Louis-Hippolyte La Fontaine, auquel se sont ajouté au fil des ans les autres pièces composant le fonds (i.e. imprimés, notes personnelles, volumes reliés) dont la provenance et la date d'acquisition par la SHM sont le plus souvent manquantes.

En 1964, suite à un accord entre la SHM et l'École des hautes études commerciales de Montréal (HEC), le fonds Louis-Hippolyte La Fontaine (alors appelé collection) est transféré temporairement dans cette institution pour y être traité par Élizabeth Nish et son équipe du Centre d'étude du Québec de l'Université Sir George Williams (aujourd'hui l'Université Concordia). Celle-ci assure le traitement du fonds, en plus de récolter de la documentation supplémentaire sur Louis-Hippolyte La Fontaine. Parallèlement à cela, en 1967, le fonds Louis-Hippolyte La Fontaine a séjourné un certain temps aux Archives publiques du Canada pour y être microfilmé. C'est alors que l'on a procédé à la retranscription des pièces de la série 1 et 2.

En 1999, le fonds a été transféré à Bibliothèque et Archives nationales du Québec avant d'être cédé définitivement à la Division de la gestion de documents et des archives de la Ville de Montréal à l'automne 2005. Il fait partie de la vingtaine de fonds appartenant à la SHM et acquis par la Section des archives de la Ville de Montréal.

Portée et contenu

Le fonds porte principalement sur les activités qui ont occupé Louis-Hippolyte La Fontaine au cours de sa vie politique active (1830-1851), tant à titre de militant pour le parti patriote qu'à titre d'élu au sein des différentes chambres d'assemblée. À cet égard, il renseigne sur les principales réalisations politiques de Louis-Hippolyte La Fontaine dont son rôle dans l'obtention de l'amnistie générale des patriotes en 1845 et du gouvernement responsable en 1848, de même que sa réforme de l'éducation. Le fonds témoigne en outre de ses activités professionnelles liées à son métier d'avocat et à son poste de juge en chef de la Cour du banc de la reine qu'il occupe à partir de 1853. Le fonds informe également sur les diverses recherches personnelles entreprises par La Fontaine en droit, en histoire et en généalogie, de même qu'il renseigne sur quelques-uns de ses voyages à l'étranger. L'abondante correspondance tenue par La Fontaine entre 1835 et 1864 témoigne quant à elle des nombreuses relations personnelles et professionnelles que ce dernier entretenait avec plusieurs contemporains influents. Mentionnons, entre autres, Napoléon Aubin, Thomas Aylwin, Sir Charles Bagot, Robert Baldwin, Sir George-Étienne Cartier, Joseph Cauchon, Lewis T. Drummond, Lord Elgin, Lord Gosford, Jean-Joseph Girouard, Francis Hincks, Jean-Baptiste Meilleur et Augustin-Norbert Morin. Enfin, de façon plus large, le fonds rend compte de plusieurs thèmes majeurs de l'histoire canadienne tels le régime seigneurial, les rébellions de 1837-1838, l'élaboration du rapport Durham, l'Acte d'Union, les politiques de patronage, la crise ministérielle de 1843, l'obtention du gouvernement responsable et les relations du Canada avec les États-unis et la Grande-Bretagne.

Le fonds est divisé en trois séries : S1 Correspondance, S2 Documentation et S3 Ouvrages et registres. Il comprend principalement des lettres et des télégrammes issus de la correspondance de La Fontaine de même que plusieurs notes et quelques imprimés rassemblés par ce dernier sur des sujets variés documentant ses recherches personnelles. Il renferme également des actes de loi, des pétitions, des contrats, des reçus et des relevés de compte ainsi que des extraits des rapports du Conseil exécutif. Le fonds contient finalement des volumes reliés dans lesquels se trouvent notamment des transcriptions d'actes notariés portés au Conseil supérieur de Québec et à la cour de justice criminelle ainsi que des actes notariés relatifs aux seigneuries de Nouvelle-France et enfin plusieurs extraits des registres paroissiaux. Ces transcriptions ont été rédigées au 19e siècle par A. Bélanger ainsi que par d'autres personnes non identifiées.

Titre basé sur le contenu du fonds.
Les documents sont en anglais et en français. Quelques documents sont en latin et en italien.
Traitement et description : Julie Fontaine, archiviste contractuelle. Supervision et coordination : Mario Robert et Hélène Charbonneau, analystes en gestion des documents d'archives. Le traitement du fonds et sa description ont été réalisés à l'automne 2006 dans le cadre du Programme national de développement des archives (PNDA). Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada par l'entremise de Bibliothèque et Archives Canada.

État de conservation

Certains documents sont friables, troués ou déchirés. Les reliures et couvertures de plusieurs volumes sont abîmées et présentent des rousseurs. Plusieurs pages s'en détachent.

Source immédiate d'acquisition

Classement

En 1967, quelques années après qu'Élizabeth Nish et son équipe aient entrepris de traiter le fonds Louis-Hippolyte La Fontaine, celui-ci s'appelle plutôt Collection La Fontaine. Il faut savoir qu'à cette époque, les notions de fonds d'archives et de collection sont fort différentes de celles que l'on connaît et utilise aujourd'hui. Aussi, le principe fondamental de respect des fonds n'était guère appliqué, de sorte que les archives de Sir Louis-Hippolyte La Fontaine et les documents créés ou rassemblés ultérieurement par l'équipe d'Élizabeth Nish formaient un seul et même ensemble documentaire. Juste avant le transfert du fonds Louis-Hippolyte La Fontaine en 1999 à Bibliothèque et archives nationales du Québec, l'ordre archivistique a été quelque peu rétabli par une archiviste engagée par la Société historique de Montréal (SHM). En effet, sous le niveau de classification le plus élevé, soit le Fonds de la Société historique de Montréal (P698), on a divisé la Collection La Fontaine telle que traitée par l'équipe d'Élizabeth Nish en deux séries (i.e. P698, S2 Sir Louis-Hippolyte et P698,S3 Collection Sir Louis-Hippolyte).

À l'automne 2005, la Division de la gestion de documents et des archives de la Ville de Montréal (DGDA) acquiert à son tour les fonds de la SHM. Au moment du traitement définitif, elle a choisi de maintenir cette division, mais de traiter chaque série comme entité autonome. De fait, il existe désormais le Fonds Sir Louis-Hippolyte La Fontaine (SHM2) et la Collection Elizabeth Nish (SHM3).

En outre, au niveau de la classification interne du fonds Louis-Hippolyte La Fontaine, la DGDA a choisi de maintenir la classification originale établie par la Société historique de Montréal à une époque indéterminée et maintenue par l'équipe d'Élizabeth Nish. Ainsi, le fonds qui était classé en trois catégories (i.e. lettres, documents et volumes reliés) est désormais classifié en trois séries : S1 Correspondance; S2 Documentation et S3 Ouvrages et registres. Les lettres demeurent classées en ordre chronologique. Par contre, le classement des documents par sujets a été abandonné à la suite d'une analyse plus attentive des pièces qui a révélé que le classement était erroné à plusieurs endroits. Quant aux volumes, ils n'avaient pas d'ordre apparent et, dans certains cas, ne comportaient pas de titre. Ils sont maintenant regroupés par types. Mentionnons enfin que les cotes ont été changées pour être conforme au système de cotation de la DGDA.

Langue des documents

Écriture des documents

Localisation des originaux

Disponibilité d'autres formats

Des retranscriptions des pièces des séries 1 et 2 sont disponibles dans la collection Elizabeth Nish (SHM 3).

Restrictions d'accès

Délais d'utilisation, de reproduction et de publication

Instruments de recherche

Instrument de recherche détaillé disponible.

Éléments associés

La Division des archives de l'Université de Montréal possède quelques documents sur Louis-Hippolyte La Fontaine regroupés dans le fonds P 91. Il en est de même pour Bibliothèque et Archives nationales du Québec (centre de Montréal) ainsi que pour Bibliothèque et Archives Canada qui possèdent toutes deux une « Collection Sir Louis-Hippolyte Lafontaine ».

La Collection Elizabeth Nish (SHM 3) contient les retranscriptions de plusieurs lettres issues de la correspondance tenue par Louis-Hippolyte La Fontaine ainsi que de plusieurs documents produits ou reçus par ce dernier. Elle contient également plusieurs publications, ouvrages et articles divers sur ce dernier et regroupés par Élizabeth Nish et son équipe dans les années 1960.

Éléments associés

Accroissements

Identifiant(s) alternatif(s)

Numéro normalisé

Mots-clés - Sujets (non utilisés)

Mots-clés - Lieux (non utilisés)

Mots-clés - Nom (niveau supérieur seulement)

Mots-clés - Genre (non utilisés)

Identifiant de la description du document

Dates de production, de révision et de suppression

Zone des entrées

Sujets associés

Personnes et organismes associés

Lieux associés

Genres associés