Le Cavelier, Jacqueline

Zone d'identification

Type d'entité

Personne

Forme autorisée du nom

Le Cavelier, Jacqueline

Forme(s) parallèle(s) du nom

Forme(s) du nom normalisée(s) selon d'autres conventions

Autre(s) forme(s) du nom

Numéro d'immatriculation des collectivités

Zone de description

Dates d'existence

1917-2013

Historique

Jacqueline Le Cavelier naît rue Seymour, à Montréal, le 15 janvier 1917. Elle est le cinquième et dernier enfant de Maria Laporte et de Daniel-Eugène Le Cavelier, médecin. La famille demeurera plus tard (de 1921 à 1931) au 397 Marlowe (changé pour le 4115 par la suite) dans Notre-Dame-de-Grâce. Elle fait des études primaires et secondaires chez les Dames du Sacré-Coeur (Société du Sacré-Cœur de Jésus) dans leurs couvents de la rue Saint-Alexandre, de la rue Atwater et du boulevard Gouin, où elle est pensionnaire la plupart du temps. Sa tante Denise, la sœur de son père, est religieuse dans cette communauté et Marguerite, sa sœur aînée, le sera plus tard.

Les vacances d'été se passent à Saint-Faustin, à leur maison de campagne, de 1926 à 1929, et en pension en 1932. Jacqueline fait aussi des séjours estivaux dans d'autres lieux (au Québec principalement) notamment à Côteau-du-Lac où son grand-père maternel Hormisdas Laporte, grand amateur de pêche, loue une suite au couvent des sœurs de la Providence.

En 1931, sa mère meurt après une longue maladie (rhumatisme inflammatoire). Par la suite, Jacqueline Le Cavelier séjournera fréquemment chez son grand-père Hormisdas Laporte, au 2232, rue Dorchester Ouest (près de la rue Sussex), où demeure également Paula Saucier, la cousine de sa mère. Elles y resteront encore un certain temps après la mort d'Hormisdas en 1934. En 1935, Jacqueline entre dans le mouvement des guides catholiques. Elle est assistante (1936 et 1937) puis cheftaine (1938 et 1939) de la compagnie de Saint-Antonin. Elle assiste à des camps de formation et organise, entre autres, des camps d'été pour ses guides. Elle participe aussi aux activités des Noëlistes.

Durant sa jeunesse, elle voyage dans le Bas-Saint-Laurent (Sainte-Luce, Sacré-Coeur, Rimouski...). Le 25 janvier 1940, elle épouse un jeune veuf de Montréal, Cléophas Saint-Aubin, à Côte-des-Neiges. Le travail de son mari consiste principalement à administrer la succession de son père, Cléophas Saint-Aubin sr (17 novembre 1864 - 24 septembre 1931), qui comprend des propriétés à revenus. Le couple s'installe au 3850, rue Parc-Lafontaine. De leur mariage naîtront six enfants : Michel (5 décembre 1940), Louis (17 novembre 1941), Marie (15 janvier 1945), Francine (28 décembre 1947), Jacqueline (25 septembre 1949) et Danielle (18 janvier 1952).

Vers 1947, les Saint-Aubin font construire une maison de villégiature sur les bords du lac Archambault (baie de Tyre), à Saint-Donat-de-Montcalm. Jacqueline Le Cavelier y passera plusieurs étés avec ses enfants. En 1953, Jacqueline achète une maison au 531, rue Davaar, à Outremont, où la famille résidera jusqu'à sa vente en 1969. Au fil des années, elle achète également quelques petites maisons à revenus qu'elle revendra ou qui seront expropriées par la suite. Pendant plusieurs années elle loue des chambres dans sa demeure (à des parents, amis, étudiants, touristes d'Expo 67...).

Jacqueline Le Cavelier élève ses six enfants, confectionne des vêtements et s'occupe de la maison. Elle utilise les revenus de location de logements et de chambres afin de payer les études et les voyages de ses enfants. Tous feront des études universitaires. Elle donne, à l'occasion, des cours de broderie (technique nid d'abeille) et de français (aux voisins d'Outremont), travaille aux élections et vend des œufs, des bleuets et des haricots du jardin, à Saint-Donat. Elle supervise aussi comme bénévole des camps de Jeannettes et de Guides et prête parfois la maison de campagne à des groupes (Jeunes naturalistes, Jeannettes, jeunes du Patro Le Prévost...). Avec ses enfants, son mari ou des amies, elle voyage au Québec, un peu aux États-Unis, au Mexique (1965), en Europe (1966 et 1970). Jacqueline Le Cavelier s'intéresse à l'actualité, à la politique, aux arts, dont la musique (elle joue du piano) et consomme les journaux et les livres. Elle fréquente Expo 67 et Terre des Hommes. De 1965 à 1983, elle suit quelques cours en histoire de l'art, en littérature et sur l'histoire de la Chine. Elle voue une grande admiration à André Malraux, dont elle a lu les écrits, ainsi qu'à René Lévesque et Jacques Parizeau dont elle partage les idées souverainistes.

En 1973 elle quitte son mari après 33 ans de mariage. C'est aussi l'année de la naissance de ses deux premiers petits-fils. Dans les années qui suivent, en plus de s'occuper de ses petits-enfants (elle en aura cinq ; Philippe, Vincent, Simon, Catherine et Grégoire), elle garde des enfants de plusieurs familles à leur domicile, pour se faire un revenu d'appoint. Pendant plus de 33 ans, jusqu'à l'âge de 90 ans, elle demeure seule (quelques années au nord de Montréal, puis à Outremont). Elle effectue des recherches sur sa famille, particulièrement sur son grand-père, Hormisdas Laporte, et sur son père, le docteur Daniel Le Cavelier, en colligeant de la documentation dans divers centres d'archives et bibliothèques. Elle renoue également avec l'écriture. En plus de continuer de tenir un agenda ou un journal, elle rédige des poèmes. Elle écrit également de la prose : souvenirs, commentaires, anecdotes, souvent humoristiques. Dans les années 2000, alors qu'elle est atteinte de dégénérescence maculaire et qu'elle ne peut plus lire, elle continue d'écrire.

En 2007, elle est hospitalisée puis séjourne dans deux centres d'hébergement privés et au CHSLD Edmond-Laurendeau, où elle décédera. Le 13 mai 2013, elle est victime d'un AVC. Elle s'éteint deux semaines plus tard le 28 mai à l'âge de 96 ans. Les cendres de Jacqueline Le Cavelier ont été déposées au cimetière Saint-Laurent auprès de son grand-père Israël Le Cavelier, de son père Daniel, de ses frères Louis, Jean et Pierre.

Source : Francine Saint-Aubin, fille de Jacqueline Le Cavelier et donatrice.

Lieux

Statut juridique

Fonctions et activités

Textes de référence

Organisation interne/Généalogie

Contexte général

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Zone des points d'accès

Occupations

Zone du contrôle

Identifiant de la notice d'autorité

P096-A

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Statut

Niveau de détail

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Sources

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